Chapitre 5

Chapitre 5
Eragon veilla donc toute la nuit mais aucun incident ne se produisit. Aux premières lueurs du jour, il réveilla Roran qui émit un grognement mais il se leva très vite quand il se rappela qu'il devait retrouver Katrina aujourd'hui. Pendant ses longues heures sans dormir, Eragon avait beaucoup réfléchit à son rêve. Il ne préférait pas prendre de risque, ainsi il avait secrètement pris une résolution. Il n'en parla pas à son cousin, sachant pertinemment qu'il ne serait pas d'accord. Ils déjeunèrent très peu, Roran incapable de manger ne tenait pas en place. Eragon abrégea son repas exaspéré par le manège que menait son cousin.
Ils venaient juste de décoller quand Saphira remarqua quelque chose d'étrange.
« Eragon, regarde.
Le dragonnier plissa les yeux pour essayer de distinguer la silhouette au loin qui s'éloignait du mont Helgrind. Celle-ci était beaucoup trop grande pour être un simple oiseau. Eragon jura :
- Un Razac's, Saphira atterrit, tu es trop visible dans les airs.» Comme Saphira piquait rapidement vers le sol, Roran demanda :
- Pourquoi on s'arrête ?
- Un Razac's vient de sortir, on risquerait de se faire repérer.
- Mais c'est l'occasion rêvé, s'indigna Roran. Séparés, ils sont beaucoup moins forts.
- C'est trop risqué avec toi sur Saphira.
- Je sais me battre.
- Je n'ai pas dit le contraire mais je pense pas que tu puisse supporter les acrobaties de Saphira pendant un combat et tu la gênerais avec un poids en plus sur son dos.
Roran réfléchi et céda. Ils regardèrent avec soulagement le Razac's s'éloigner vers le nord. Ils attendirent un moment et quand ils furent sur que le danger était passé, ils repartirent. Ils arrivèrent bientôt près d'Helgrind et Saphira se posa immédiatement sur le quatrième pic, le moins élevé.
- Je ne comprends pas, dit Roran, pourquoi on ne survole pas les pics, on trouverait peut-être leur repère ?
Eragon expliqua patiemment :
- Parce qu'on a aucune chance de les trouver de cette façon, leur repère doit être à l'abri des regards et parce qu'on a plus de chance de se faire repérés par eux que nous de les voir.
- D'accord, concéda son cousin mais pourquoi on s'est pas posé sur le pic le plus haut, on aurait une meilleure vue d'ensemble.
- Et on serait exposé à la vue des Razac's et de la ville, compléta Eragon. Otant faire atterrir en ville Saphira, leur envoyer un message pour les prévenir et les attendre patiemment. Et maintenant si tu le permets, on va essayer ma technique. Sans attendre de réponse, il sauta souplement du dos de sa dragonne et se tourna vers son cousin.
- Tu ferais mieux de descendre, j'en aurais sûrement pour un moment et il s'éloigna.
- Mais où il va comme ça ? Il pourrait au moins me prévenir, se plaignit Roran, resté seul avec Saphira qui se coucha tranquillement pour attendre le retour de son dragonnier sans lui prêter attention. Roran se mit à déambuler, prenant son mal en patience.
Pendant ce temps, Eragon scrutait le paysage. Il vit un petit rocher couvert de mousse et s'installa dessus. Il respira profondément tachant de se concentrer au mieux à son travail. Il n'avait pas le choix, ça devait marcher. Roran n'accepterai jamais d'attendre la pleine lune pour se faire passer pour les esclaves qui livraient l'huile de Seithr aux Razac's, comme il avait prévu de le faire avec Brom. A cette pensée, il eu un pincement au c½ur mais chassa bien vite Brom de son esprit. Se concentrer, il fallait se concentrer. Aucun bruit ne régnait dans les alentours et il se calma. Quand il se sentit près, il ouvrit son esprit aux habitants de ses sinistres montagnes. Il oeuvrait lentement élargissant petit à petit son esprit. Il ne voulait pas courir le risque de manquer la présence de katrina. Bientôt il sentit son esprit frôlait la conscience de Saphira, puis de Roran qu'il sentit impatient et nerveux. Il continua sa progression sans rien trouver. Il commençait à s'inquiéter quand il repéra une faible conscience dans une grotte du dernier mont. Elle lui semblait lointaine et il eut du mal à la repérer. Il sentit alors une peur intense se dégager et le submerger, suivie par une forte douleur. Eragon déglutit et ne s'attarda pas sur elle. Il avait trouvé Katrina mais il devait savoir si elle était avec quelqu'un. Aussitôt, il sentit deux autres présence dans la même grotte, l'une immense, probablement celle de la monture du Razac's mais il fut surpris de sentir une quatrième conscience, parfaitement humaine. Il n'arriva pas à deviner de qui il s'agissait et c'est soucieux qu'il rejoignit son cousin et sa dragonne.
Saphira l'entendit arrivé et elle se leva. Roran se tourna dans la direction qu'elle regardait et vit Eragon déboucher du chemin. Enfin, ça faisait maintenant deux heures qu'il était parti !
- Alors ? demanda Roran d'une voix légèrement tremblante.
- Je l'ai trouvé, le rassura Eragon. Elle a peur mais elle est vivante.
Roran soupira de soulagement.
- Elle est sous la surveillance d'un Razac's et de l'un de ses parents mais je ne comprends pas, il y a une quatrième personne avec eux. Je n'ai pas pu l'identifier. Il fut étonné de voir le visage de Roran se durcir.
- Tu sais qui c'est ?
- C'est ce chien de Sloan. Il raconta alors toute l'histoire à Eragon qui fut choqué d'apprendre la trahison de Sloan.
- Comment on va faire. Saphira peut supporter trois passagers mais certainement pas quatre, réfléchit-il tout fort.
- On le laissera là-bas. Il a mérité ce qu'il lui arrive.
Eragon hésita puis se rangea à l'avis de Roran. Saphira ne pouvait porter que trois passagers, il n'allait pas lui faire prendre un risque pour Sloan.
Ils décollèrent à nouveau. Eragon donna ses instructions à Saphira et celle-ci atterrit sans problème assez loin de la grotte. Eragon regarda son cousin se saisir de son marteau. Il commença à partir et voyant qu'Eragon ne lui suivait pas il lui dit :
- Tu viens ?
- Moi j'y vais avec Saphira mais toi tu restes là.
- Quoi ? Tu plaisantes j'espère !
- Pas le moins du monde.
- Il en est hors de question et puis pourquoi m'avoir tant entraîner si tu ne voulais pas que je vienne. Le rêve d'Eragon revient en puissance dans son esprit.
- Je préfère ne courir aucun risque.
- Ecoute moi bien, tu es peut-être un dragonnier mais je suis toujours ton grand frère alors tu n'as pas à me dire ce que je dois faire.
- A toi de m'écouter maintenant. Brom et Garrow sont morts. J'ai déjà perdu assez d'être cher. Tu te défends bien mais tu n'as aucune chance contre les Razac's. J'ai sous estimé une fois ses créatures et Brom en est mort, tu comprends. Tu resteras ici. Je te préviendrai quand tu pourras venir. A son plus grand étonnement, Roran ne protesta pas, il trouva cela suspect mais il partit, Saphira juste derrière lui, il longeait le mur depuis déjà cinq minutes et l'entrée de la grotte était bien visible de là où il était quand il entendit un bruit derrière lui. Il l'avait déjà remarqué pendant sa marche tout comme Saphira. Il regarda et vit un buisson bouger. Laissant là Saphira, il fit le tour du buisson sans un bruit et vit bientôt son cousin agenouillé sur le sol qui observait la dragonne.
- Pourquoi refuse tu de m'écouter ?
Roran se retourna surpris, son marteau brandit devant lui quand il reconnu Eragon.
- Comment as-tu deviné ?
- Je te signale au cas où tu l'aurais oublié que je suis un demi elfe et j'entends le plus petit bruissement. Tu croyais être discret mais tu étais aussi bruyant qu'un troupeau d'éléphant pour moi.
Vexé Roran répliqua :
- Tu crois tout de même pas que je vais rester les bras croisés pendant que tu vas te battre pour délivrer Katrina. Eragon soupira mais il s'y attendait, Roran voulait se battre pour sa fiancée. Il en aurait fait de même.
- Je suis désolé Roran et avant que celui-ci n'est pu faire un geste il se retrouva complètement paralysé par le sort de son cousin. Eragon contrôla son sort, ainsi Roran pouvait quand même bouger la tête.
- Je te délivrerais après. Au moins, tu es bien caché et tu peux surveiller l'entrée de la grotte.
Son cousin lui jeta un regard noir. Il lui en voudrait sûrement longtemps mais c'était le seul moyen qu'Eragon avait trouvé pour empêcher son rêve de se réaliser. Il retourna près de sa dragonne et aussi silencieusement que possible, il pénétra seul dans la caverne. Il faisait très sombre à l'intérieur mais l'endroit était spacieux, permettant au deux Lethrblakas de vivre dans la pièce. Il vit alors une fine silhouette, les bras accrochés aux murs par de lourdes chaînes comme dans son rêve et cette similitude le fit frissonner d'effroi. Il se dirigea lentement vers elle. Il reconnu katrina, le visage tiré, les cheveux en bataille. Ses poignets et ses pieds étaient ensanglantés. Ses habits en lambeaux laissaient voir de nombreuses plaies, certaines cicatrisée d'autres non. Ce spectacle révolta Eragon au plus haut point et il se promit de punir les personnes capables de tels actes. Il s'approcha encore d'elle et dit en ancien langage.
- Jierda !
Aussitôt, les chaînes qui l'entravait se brisèrent et katrina s'effondra sur le sol. Il vit alors à côté d'elle Sloan, attaché de la même façon. Certes, il ne pouvait pas le prendre sur Saphira mais il pouvait au moins lui donner une chance. Personne ne méritait tel châtiment, même pas lui.
- Jierda, répéta-t-il et les liens de Sloan tombèrent également. Eragon s'apprêtait à prendre Katrina quand il entendit un frottement dans son dos. Il dégaina son épée et se retourna vivement. Un Razac's se tenait en face de lui. Eragon tenta de calmer la haine qui s'emparait de lui peu à peu.
- Alors dragonnier. On est revenu aider une pauvre innocente. On ssssse doutait bien que tu viendrais l'aider. Tu es ssssi pathétique et ssssi prévisssible. Notre maître avait raissssson. La mort de ce cher Brom ne t'as donc pas ssssuffit, persifla le Razac's.
A l'évocation de Brom, Eragon sentit son sang bouillir mais il garda son calme et ne bougea pas. Il devait détourner son attention.
- Tu as bien changé depuis la dernière fois. Tu es allée voir ses elfes méprissssables. Peu importe de toute façon nous te ramènerons à notre maître.
- Toujours au service de ce traître de dragonnier. Vous ne pouvez donc pas vous débrouillez seul, vous avez besoin de quelqu'un pour vous protéger.
Le Razac's, piqué au vif répliqua :
- Tu n'es qu'une faible vermine et je vais te faire regretter cher tes paroles.
- Je ne suis peut-être pas assez fort seul mais tu oublies quelqu'un. La Razac's s'arrêta dans l'assaut qu'il s'apprêtait à porter.
« Maintenant » cria mentalement Eragon. Saphira se rua dans la caverne et donna un puissant coup de griffe dans l'aile du Lethrblaka qui hurla de douleur. Avec la rapidité des elfes, Eragon sauta sur le dos de Saphira qui décolla immédiatement et sortit de la grotte. Le Razac's émit un cri de rage qui effraya Roran. Celui-ci vit avec appréhension son cousin sortir de la cavité. Eragon s'adressa alors mentalement à lui :
« J'ai délivré katrina. Je m'occupe du Razac's va la chercher.» Sur ces mots, Roran sentit le sortilège qui le paralysait disparaître et il pu retrouver sa liberté de mouvement. Au même moment, le Razac's sortit à son tour de la caverne et s'éloigna à la suite d'Eragon et de Saphira. Roran ne se posa pas plus de question et se précipita dans la caverne. Il eu du mal à trouver Katrina dans le noir. Il se précipita vers elle et s'agenouilla. Il fit une grimace de rage en voyant l'état dans lequel elle se trouvait. Il prit délicatement son visage entre ses mains.
- Katrina, Katrina tu m'entends, je t'en prie réveille-toi. Mais elle ne bougea pas. Roran pensa alors à la façon dont son cousin avait guérit Saphira. Il pourrait sûrement faire quelque chose pour elle. « Enfin, s'il s'en sort » pensa-t-il. Il se saisit de katrina et à ce moment il vit Sloan, allongé par terre. « Ainsi, Eragon là quand même libéré ». Il se détourna et sortit avec Katrina.
Il monta sur un promontoire, posa Katrina au sol en douceur et regarda le ciel, anxieux.

Eragon se retourna. Saphira volait à toute vitesse et le vent giflait son visage lui donnant les larmes aux yeux. Il vit le Razac's derrière lui. Même s'il ne supportait pas le soleil, il n'avait pas hésité à les suivre. Son plan avait marché mais son adversaire se rapprochait dangereusement d'eux. Il regarda alors devant lui. Le lac Leona n'était plus très loin mais il n'y arriverait pas à temps. Il utilisa donc sa magie pour essayer de ralentir le Razac's.
- Thrysta !
Un souffle d'air se dirigea immédiatement vers le Razac's avec violence dans le sens contraire du vent et ralentit le monstre. Mais la distance affectait sa magie et Eragon du bientôt relâcher son sort. Il devait garder son énergie. Ils étaient plus qu'à quelques mètres du lac quand le Lethrblaka se précipita sur Saphira. Celle-ci évita le coup en s'élevant rapidement, ses longues ailes battant l'air plus vite. Elle se retourna pour faire face à son ennemi mais celui-ci se précipitait déjà vers elle. La collision fut inévitable. Saphira hurla de douleur quand le monstre enfonça ses crocs et ses griffes dans son poitrail. La Razac's lança son épée vers Eragon qui le contra sans problème. Avec un sourire, si l'on pouvait appeler ça comme ça. Le Razac's poussa son fameux cri paralysant et lança un nouvel assaut sur Eragon. Ainsi fut il très surpris de voir le dragonnier bloqué de nouveau son coup. «Le don que m'on fait les dragons doit aussi m'avoir immunisé » pensa Eragon avec satisfaction. Eragon éclata de rire.
- Un problème ? Ironisa-t-il.
Profitant de la stupéfaction du Razac's il porta un coup à sa monture qui relâcha sa pression sur Saphira. La dragonne en profita immédiatement. Elle ouvrit grand sa gueule et un puissant jet de flamme en jaillit, carbonisant la tête du Lethrblaka. Elle exécuta une pirouette arrière pour s'éloigner. Eragon sentit son estomac protester violemment mais il n'y prêta pas attention. Le Razac's revenait vers eux. Saphira plongea en piquée droit vers le lac et la créature hésita à les suivre. Saphira descendait de plus en plus vite et elle ne tarda pas à heurter l'eau de plein fouet. Son passager faillit bien lâcher prise sous la violence du choc mais il tient bon et cessa de respirer, il ne voyait pas grand-chose sous l'eau mais il fit confiance à Saphira. Le Lethrblaka surpris, volait au dessus du lac cherchant la trace de son ennemi. Terrorisé par l'eau, il volait près de la rive. Quand soudain il entendit un bruit, il baissa la tête et vit la dragonne sortir de l'eau et se propulser vers lui. Il n'eut pas le temps d'éviter le choc. Saphira le saisit avec ses griffes et arrêta de battre des ailes entraînant le monstre avec elle vers le lac. Eragon réagit rapidement :
- Thrysta ! s'exclama-t-il. Aussitôt il s'envola de la selle de Saphira, prit de l'altitude et redescendit lentement vers la terre ferme mais le Razac's avait lui aussi eu le temps d'agir. Celui-ci, dans un bond prodigieux avait sauté du dos de sa monture et atterrit également sur le sol. Eragon vit sa dragonne et le Lethrblaka luttaient et tombaient dans l'eau avec fracas. Saphira y avait un avantage et elle se débarrassa facilement du monstre qui coulât à pic vers le fond du lac.
Pendant ce temps, Eragon était au prise avec le Razac's. Celui-ci faisait tomber une véritable pluie de coup sur le dragonnier qui parait sans relâche. Avec sa nouvelle rapidité de mouvement, il se trouvait à égalité avec son adversaire mais il se fatiguait rapidement. Il essaya d'ignorer sa propre fatigue et se concentra à parer les coups. Une rage nouvelle l'envahit soudain. Il devait tuer ce monstre, il devait venger Brom et Garrow. Et le combat changea. Il para plus aisément se déplaçant avec agilité. Il passa du statut de proie à celui de chasseur. Bientôt se fut son ennemi qui fut obligé de bloquer les parades. D'un coup, le Razac's élargit trop dans son mouvement. C'était le moment qu'Eragon attendait. Il s'engouffra dans la faille de la garde et cria :
- Brisingr !
Son épée fut parcourut d'un feu bleu et s'enfonça dans le corps du Razac's qui poussa un cri de douleur à exploser les tympans. L'épée d'Eragon chauffa à tel point qu'il du la lâcher et la laisser dans le corps. Elle se désagrégea en même temps que le monstre. Epuisé, Eragon tomba à genoux et regarda le lac. Saphira en sortit alors, les gouttelettes d'eau brillant intensément sur ses écailles à la lumière du soleil. Elle se posa devant Eragon. Elle ne semblait pas trop fatiguée mais son corps était couvert d'une multitude de blessure. Elle se rapprocha de son dragonnier et posa son museau sur son épaule. Elle souffla gentiment et le jeune homme entendit alors résonner dans sa tête.
« Nous l'avons vengé. Je suis sur qu'il serait fier de toi. Que son âme repose en paix. »
Eragon tourna un visage baigné de larmes vers sa dragonne.
« Non Saphira, il serait fier de nous. »
Ce moment de pur complicité entre le dragonnier et sa monture fut interrompu d'un coup quand un détail qui n'en était pas un frappa Eragon.
« Saphira, le deuxième Razac's ! Il ne devrait pas tarder à revenir. Je suis épuisé et toi aussi, nous ne tiendrons pas devant lui, nous devons partir.
- Alors qu'es ce que tu attends, répliqua Saphira. »
Eragon grimpa sur son dos. Aussitôt Saphira enfonça plus profondément ses griffes dans la terre pour prendre de l'élan et décolla.

# Posté le samedi 28 avril 2007 11:52

La légende ...

Eragon mis un genou à terre .....

C'est ainsi que commence la légende !
La légende ...

# Posté le dimanche 08 avril 2007 10:40

Vidéo Keep Holding On

Pour le plaisir des yeux !!![/c
]

# Posté le samedi 31 mars 2007 05:52

L'empire : Chapitre 4

L'empire : Chapitre 4
Ils volèrent toute la journée ne faisant qu'une courte pose pour manger à midi. Ainsi, à la tombée de la nuit ils avaient déjà parcourus de nombreuses lieues et ils pouvaient apercevoir non loin l'embouchure du lac Leona. Toute la journée, Eragon en avait profité pour apprendre à Roran à protéger son esprit. Celui-ci qui s'était montré réticent au début se révéla être un bon élève après qu'Eragon lui ai déclaré qu'il ne délivrerait pas Katrina tant qu'il n'aurait pas appris à le faire. Alors que le soleil déclinait et que Saphira s'apprêtait à atterrir, Eragon annonça :
- Se sera tout pour aujourd'hui, t
u as bien progressé.
- Pourtant tu arrives toujours à pé
nétrer dans mos esprit, fit remarquer son cousin.
- Bien
sur, on n'apprend pas à construire un mur infranchissable autour de soi en une seule journée. Il ma fallut très longtemps pour y parvenir.
- Et tu es un dragonnier, soupira R
oran. Il me faudra encore plus de temps mais on en a pas du temps justement.
- Ne t'inquiète pas, le rassura Eragon,
il faut juste que ton esprit soit un minimum protégé. Si tu veux te perfectionner, tu pourras continuer à t'entraîner quand on sera rentré à Aberon.
Pendant qu'il parlait il
ôta la selle du dos de Saphira ainsi que les sacs. La dragonne s'étira avec délice et dit à son dragonnier :
- Je m
eurs de faim, je vais chasser je n'en aurais pas pour longtemps.
- Très bien à tout à l'heure, lui répondit Eragon
en sortant la nourriture des sacoches.
La dragonne décoll
a et s'envola dans les cieux. Quand le repas fut prêt, Eragon se servit des légumes et tendit un morceau de viande à Roran. Celui-ci s'étonna devant le repas de son cousin.
-
Tu ne prends pas de viande ?
- Non je n'en mange plus dep
uis ma formation chez les elfes.
- Ah, fut la seule répon
se que pût donner Roran et le repas continua en silence. Saphira venait juste de revenir quand enfin Roran se décida à poser la question qui lui brûlait les lèvres à son cousin :
- Dis-moi, il y a quelque chose ent
re toi et Arya, non ?
Eragon posa son assiette au sol et fixa un moment Rora
n sans rien dire. Toutefois il fini par répondre :
- J'ai
sauvé Arya à Gil'ead et je l'ai emmené chez les Vardens pour la guérir du poisson mortel que lui avait donné Galbatorix. Elle m'a également beaucoup aidé dans ma formation et nous avons vécus de nombreuses choses ensemble. Nous sommes devenus de bons amis.
Sa voix était voulue détachée ma
is Roran y décela une pointe de tristesse.
- Et il n'y a v
raiment rien d'autre ? Insista-t-il.
Saphira avait les ye
ux fixés sur Eragon qu'elle regardait avec beaucoup d'attention, attendant sa réponse. Le regard du jeune dragonnier se voila un instant. Toutefois il dit fermement :
- Non.
Roran, mal à l'aise, était persuadé qu'il lui mentait mais il n'osa pas insister encore plus et le silence régna de nouveau entre eux. Puis, brusquement, Eragon se décida et lui raconta :
- Il est vrai que je ressens des sentiments
plus forts que de l'amitié pour Arya Svit-Kona mais celle-ci a une centaine d'année. Je lui ai dévoilé mais sentiments à Ellesméra, la capitale des elfes, mais elle ne les partage pas. Saphira remarqua qu'il avait soigneusement évité de parler de la royauté de Arya mais ne fit pas de commentaire.
- A ta place, je n'en serais pas si sur, commenta
Roran après un silence.
- Pourquoi ? Demanda Eragon surpr
is en relevant la tête.
- J'ai vu comme elle t'a regardé
avant de partir et comme elle s'est inquiétée pour toi.
-
Ce n'est pas une raison. Si elle s'est inquiétée, c'est juste parce que je suis le seul dragonnier à part Galbatorix et je suis le seul à pouvoir le vaincre. On a besoin de moi, c'est pour ça que je suis important à ses yeux, rien de plus.
Roran n'ajouta rien. Il prit une couverture et s'a
llongea, trop fatigué pour continuer cette discussion. Quand à Eragon, il resta éveillé encore un moment devant le feu qui commençait à perdre de son intensité. Il songeait à Arya. Après un certain tant, Saphira s'insinua dans ses pensées et lui dit :
- Cela ne sert à rien de te torturer,
petit homme. Tu devrais te coucher, une longue journée nous attend demain.
- Tu as sans doute raison, admit-il.
Sa
phira s'approcha et se roula en boule autour de lui. Eragon se blottit contre elle, laissant la douce chaleur des écailles de sa dragonne le réchauffer. Il s'endormit bientôt dans le demi sommeil qui était désormais le sien.
Le lende
main, à l'aube, Saphira s'éleva dans un ciel clair et sans nuage. Une légère brise matinale fouettait le visage de ses passagers. L'entraînement recommença. Inlassablement, Eragon partait à l'assaut de l'esprit de Roran qui se défendait de son mieux. Quand le soleil fut à la verticale au dessus de leurs têtes, ils firent halte pour manger et se réchauffer un peu car le vent froid les glaçait. Avant de repartir, Eragon constata :
- A cette allure, nous arriverons
ce soir vers Dras-Leona mais nous ne pourrons nous rendre à Helgrind que demain.
- Qu'es ce que Helgrind ? Et pour
quoi pas ce soir ? Demanda Roran, impatient de retrouver sa bien-aimée.
- Helgrind est la montagne ou se situe le re
père des Razac's. Elle est composée de trois grands sommets plus un quatrième plus petit mais sans aucune importance. Les Razac's se dissimule forcément dans une grotte à l'abri des regards de l'un des trois principaux sommets.
Et
si on n'y va pas ce soir, c'est pour plusieurs raisons. Premièrement, tu n'as pas la capacité de voir dans le noir et deuxièmement, les Razac's sont plus forts la nuit. Ils ne craignent que l'eau et la lumière du jour.
- J'avais rem
arqué, siffla son cousin entre ses dents.
Ils se
dépêchèrent de remonter sur Saphira et reprirent leur route. Ils avaient prévu de passer la nuit près du lac Leona. Le soleil commençait sa lente course vers l'ouest quand Saphira interpella Eragon avec émotion :
- Eragon, reconnais-tu cet e
ndroit ?
Le jeune dragonnier riva son regard au sol et ob
serva avec attention le paysage qui défilait devant ses yeux. Sa gorge ne tarda pas à se nouer :
- Atterris, ordonna
-t-il.
Aussitôt, Saphira changea de cap et commença à per
dre de l'altitude.
- Mais, protesta Roran, je croyais qu'o
n campait près de lac, il n'est pas très loin, on peut y arriver avant la tombée de la nuit.
- On va y aller, ne t'
inquiète pas mais nous nous arrêtons ici un moment, ce n'est pas discutable, fit Eragon d'une voix sèche et pleine d'émotion contenue.
Saphira se trouvait encore à quelques m
ètres du sol quand Eragon sauta de la selle pour arriver un genou au sol avec légèreté au pied de la tombe de Brom. Il se releva et resta là, en silence, plongé dans les souvenirs de son premier maître. Saphira atterrit et alla rejoindre Eragon. Elle s'installa à côté de lui, partageant ses pensées. Roran, curieux, s'avança et admira. Devant lui se tenait une magnifique pierre tombale faite entièrement de diamant laissant voir le visage paisible de Brom, le conteur. Il respecta le silence d'Eragon et attendit patiemment. Durant une heure, aucun d'eux ne bougea. Enfin Eragon dit en ancien langage :
- Me revoilà Brom.
Grâce à toi j'ai beaucoup appris. J'ai bien progressé depuis ta mort avec maître Oromis. Saphira et moi sommes maintenant prêt à te venger ainsi qu'oncle Garrow.
Il se détourna après un der
nier regard, suivi de Roran. Saphira redécolla. La nuit était tombé depuis un long moment lorsque le repas fut cuit. Ils mangèrent rapidement ; chacun plongé dans ses pensées. Eragon avait du mal à garder les idées claires. Il essayait vainement de se concentrer sur les Razac's et sur leur plan d'attaque mais Brom hantait son esprit chassant tout le reste. Saphira finie par intervenir :
- Vide ton esprit
Eragon, tu pense tellement à Brom que je n'arrive plus à penser à autre chose moins non plus.
- Je suis désolé mais
je n'y arrive pas, répondit-il.
- Concentre toi. Chasse l
es souvenirs de Brom. Si tu veux le venger, tu dois te concentrer sur ton but et seulement sur lui ou tu risques d'échouer.
Eragon inspira profondément et se remémora son pla
n en détail. Alors, une soudaine rage l'anima, faisant bouillir son sang. Une étincelle alluma son regard mais il était calme, étrangement calme. Son désir de vengeance s'était atténué. Il voulait rendre justice et hommage à la mémoire de ses deux êtres chers perdus en exterminant les immondes créatures qui les avaient tués et avaient provoqué autant de mal autour d'eux. Alors que Roran s'apprêtait à se coucher, il dégaina son épée et lui dit :
- Bats-toi.
Ror
an le regarda bizarrement avant de déclarer :
- Ce n'est
pas drôle. Ce n'est vraiment pas le moment.
Alors, avec un
e vitesse surhumaine Eragon se saisit de l'épée de Roran et lui lança. Par pur réflexe, Roran l'attrapa en plein vol. Il la regarda avant de se retourner vers son cousin :
-
Tu es fou, on va se blesser ! s'exclama-t-il.
- Mais non,
regarde, protesta Eragon.
Il prit les deux é
pées, glissa ses doigts le long des lames et dit :
- Gëuloth du knifr
!
Puis il expliqua :
- J'ai recouvert les lames d'une pr
otection magique que j'enlèverai après l'entraînement. Cependant, il faut faire attention, elles peuvent encore nous briser les os.
Il rendit son épée à Roran qui la regarda
avec méfiance.
- Tu es sur qu'on ne se fera pas mal ?
Er
agon ne répondit pas. Une démonstration serait plus utile que des mots. Il fit alors comme Brom pour lui il y a bien longtemps. Il leva son épée et l'abattit sur sa main, paume ouverte. Comme lui à l'époque, Roran essaya de l'empêcher sans succès et fut stupéfait de constater que la main de son cousin était intacte.
- Allez debout !
Pendant plus
d'une heure, ils se battirent. Eragon appris quelque coup à Roran. Celui-ci fut bientôt épuisé et Eragon arrêta le combat.
- Ce sera tout pour l'instant. Tu auras sûrement q
uelques courbatures demain mais c'était indispensable si tu veux avoir une chance contre les Razac's.
Roran hocha va
guement de la tête, trop épuisé pour répondre. Il prit une couverture et s'allongea sur le sol. Il s'endormit rapidement. Eragon l'imita pendant que Saphira surveillait les environs de son ½il vigilant.
Eragon était dans le repère d
es Razac's avec Roran et Saphira. Il faisait sombre mais il vit une fine silhouette accrochée au mur par de lourdes chaînes que son cousin essayait de briser. Eragon tenait une épée recouverte d'une étrange mixture et un peu plus loin gisait le corps d'un des Razac's et de sa monture. Il s'étonna du fait de voir qu'une seule des créatures quand un cri strident lui déchira les tympans. Il leva la tête et vit le deuxième Razac's se diriger vers Roran. Celui-ci immobilisait par le cri de la créature ne put se défendre devant cette attaque et Eragon vit avec horreur le monstre transpercer de sa lame le corps de son couin qui s'effondra.Eragon cria et se réveilla en sursaut, couvert d'une sueur froide.
Il mit un moment à réaliser qu'il se trouvait pr
ès du lac Leona avec son cousin. Saphira le regardait d'un air inquiet :
- Que s'est il passé Eragon ? Je t'ai vu t'
agiter dans ton sommeil. J'ai voulu entrer dans tes pensées pour t'aider mais je n'y arrivais pas.
- Je, je ne sais
pas, balbutia Eragon, encore sous le choc. Je crois que j'ai fait un cauchemar.
- Raconte le moi, demanda Saphira.
Sa voix calme, rassura le garçon qui commença son récit. Quand il eu fini, Saphira ne dit rien. Eragon posa la question qui lui avait traversée l'esprit et qu'il n'osait à peine imaginer.
- Tu
crois que c'était une prédiction ?
Sap
hira le regarda en silence avant de répondre :
- Je n'en
sais rien, Eragon, je n'en sais rien.
- Je ne suis pas sur
que ce voyage était une bonne idée Saphira, on aurait peut-être du mieux réfléchir. Pourquoi es-ce que j'ai entraîné Roran dans toutes cette histoire ? ce rêve m'a parut si réel.
- C'est parce qu'il t'a
affecté Eragon. La mort de Roran serait pour toi une des plus terribles chose qu'il pourrait t'arriver. Tu n'as pas pu sauver Garrow et en protégeant Roran, c'est un peu comme si tu veux te faire pardonner. C'est aussi le dernier membre de ta vraie famille. Celle avait qui tu as grandi. Quand à savoir pourquoi tu as entraîné Roran avec toi, la réponse est simple. Il n'aurait jamais accepté de rester avec les Vardens pendant que tu irais libérer sa fiancée. Et il aurait eu raison.
Eragon r
éfléchit à ses paroles et du admettre qu'elle avait raison. Mais une parole de sa dragonne restait gravé dans son esprit. « C'est aussi le dernier membre de ta vraie famille ». Il se mit alors à songer à Murtagh. Il ne savait pas très bien ce qu'il pensait de lui. Il était passé de statut d'ami à celui de frère. D'allié à celui de traître. Car Murtagh les avait bien trahi mais avait-il eu le choix ? Galbatorix lui avait fait prêter serment en menaçant son dragon, probablement. S'il avait été à sa place aurait-il cédé ? Et puis, Murtagh avait encore un bon fond, il n'avait pas livré Eragon au roi comme il aurait du le faire.
- Arrête
de te torturer Eragon, cela ne sert à rien, lui dit Saphira avec gentillesse en le touchant le bras avec le bout de son nez. Tu ferais mieux de te rendormir, une longue et difficile journée nous attend demain.
- Je n'y arriverais pa
s, affirma Eragon. Je vais monter la garde, annonça-t-il en se levant. Tu ferais bien de dormir un peu. Une journée difficile s'annonce pour toi aussi.
Saphira le détailla et
ferma les yeux :
- Comme tu veux petit homme, mais révei
lle-moi si tu veux te reposer.

# Posté le samedi 24 mars 2007 09:28

keep holding on

keep holding on
Voici les paroles de la chanson keep holding on de Avril lavigne en anglais et en français, la chanson du générique d'Eragon.

Parole en anglais :

Keep holding on

You're not alone
Together we stand
I'll be by your side
You know I'll take your hand
When it gets cold
And it feels like the end
There's no place to go
You know I won't give in
No, I won't give in

Keep holding on
Cause you know we'll make it through
We'll make it through
Just stay strong
Cause you know I'm here for you
I'm here for you
There's nothing you can say
Nothing you can do
There's no other way when it comes to the truth
So, keep holding on
Cause you know we'll make it through
We'll make it through

So far away
I wish you were here
Before it's too late
This could all disappear
Before the door's closed
And it comes to an end
With you by my side
I will fight and defend
I'll fight and defend, yeah, yeah

Keep holding on
Cause you know we'll make it through
We'll make it through
Just stay strong
Cause you know I'm here for you
I'm here for you
There's nothing you can say
Nothing you can do
There's no other way when it comes to the truth
So, keep holding on
Cause you know we'll make it through
We'll make it through

Hear me when I say
When I say I believe.
Nothing's gonna change
Nothing's gonna change destiny
Whatever's meant to be
Will work out perfectly
Yeah, yeah, yeah, yeah
La da da da, la da da da
La da da da da da da da da

Keep holding on
Cause you know we'll make it through
We'll make it through
Just stay strong
Cause you know I'm here for you
I'm here for you
There's nothing you can say
Nothing you can do
There's no other way when it comes to the truth
So, keep holding on
Cause you know we'll make it through
We'll make it through

Ahh, ahh
Keep holding on
Ahh, ahh
Keep holding on
There's nothing you can say
Nothing you can do
There's no other way when it comes to the truth
So, keep holding on
Cause you know we'll make it through
We'll make it through
We'll make it through


Parole en français :

Continue à t'accrocher


Tu n'es pas seul
Nous resterons ensemble
Je serai à tes cotés
Tu sais, je tiendrai ta main

Quand il fera froid
Et que tu auras l'impression que c'est la fin
Qu'il n'y a nulle part où aller
Tu sais, je n'abandonnerai pas
Non, je n'abandonnerai pas

[Refrain : ]
Continue de t'accrocher
Car tu sais nous traverserons ça
Nous traverserons ça
Reste fort
Car tu sauras que je suis là pour toi
Je suis là pour toi

Il n'y a rien que tu ne puisses dire
Rien que tu ne puisses faire
Il n'y a pas d'autres moyens quand on est face à la vérité
Alors continue de t'accrocher
Car tu sais nous traverserons ça
Nous traverserons ça

Si loin
Je souhaitais que tu sois là
Avant qu'il ne soit trop tard
Ceci aurait pu disparaître

Avant que les portes se ferment
Et que ça se termine
Avec toi à mes côtés
Je me battrai et défendrai
Je me battrai et défendrai
(Yeh, yeh)

[Refrain]

Il n'y a rien que tu ne puisses dire
Rien que tu ne puisses faire
Il n'y a pas d'autres moyens quand on est face à la vérité
Alors continue de t'accrocher
Car tu sais nous traverserons ça
Nous traverserons ça

Écoute moi quand je dis,
Quand je dis que j'y crois
Rien ne va changer
Rien ne va changer
Fais-moi confiance
Quoique ce soit
Nous irons parfaitement bien
(Yeh, yeh, yeh, yeh-ah)

(La ra ra ra ra)

[Refrain]

Il n'y a rien que tu ne puisses dire (rien que tu ne puisses dire)
Rien que tu ne puisses faire (faire)
Il n'y a pas d'autres moyens quand on est face à la vérité
Alors continue de t'accrocher
Car tu sais nous traverserons ça
Nous traverserons ça

(ah ah ah)
(Continue de t'accrocher)
(ah ah ah)
(Continue de t'accrocher)

Il n'y a rien que tu ne puisses dire (rien que tu ne puisses dire)
Rien que tu ne puisses faire (rien que tu ne puisses faire)
Il n'y a pas d'autres moyens quand on est face à la vérité
Alors continue de t'accrocher (continue de t'accrocher)
Car tu sais nous traverserons ça
Nous traverserons ça

# Posté le jeudi 22 février 2007 12:38